Incompréhension
Cet article fait suite à une conversation cinématographique avec deux amis ; lesquels ont des goûts de films que je respecte et que, le plus souvent, je partage. Mais, suite à un échange d'avis sur deux films, à savoir Kill Bill et Gran Torino, qu'ils m'ont dit avoir apprécié, contrairement à moi - surtout Gran Torino -, je me suis décidé à écrire un article sur ce sujet : mon incompréhension totale face au succès qui a accueilli ce film lors de sa sortie, tant au niveau des critiques de la presse que de mes amis qui l'ont vu. Je n'ai encore pas trouvé une personne étant de mon avis, qui est le suivant : ce film est profondément mauvais.
Je tiens tout de même à préciser que je n'ai rien contre Clint Eastwood, que j'avais apprécié dans Million Dollar Baby, et que je partais avec un a priori très positif en regardant ce film. Aussi, il existe des films que je n'ai pas aimés, comme Kill Bill, mais dont je comprends qu'on puisse les aimer, à cause du charisme du personnage principal, de l'éventuel humour ou autre chose. Ce film-là, et je suis pourtant généralement assez ouvert d'esprit - enfin, j'ose le croire -, je ne comprends même pas comment on peut l'apprécier. Souvent, j'essaie de voir ses bons côtés, mais n'y parviens pas, car je n'en trouve aucun.
(Tout ce que cet article contient est écrit par moi, ainsi, vous comprendrez aisément que si j'écris que quelque chose est mauvais, j'entends que je trouve cela mauvais. C'est un jugement, mais je ne compte pas écrire "je trouve" avant chaque appréciation.)

Ma note:
Acteurs principaux : Clint Eastwood (Walt Kowalski), Bee Vang (Tao), Ahney her (Sue, la jeune coréenne)
Durée : 1 h 51, soit 111 minutes
Résumé (Condensé de celui d'Allocine) : Walt Kowalski est un ancien de la guerre de Corée, pétri de préjugés raciaux. Vivant replié sur lui-même, il ne fait que siroter ses bières en pestant contre les étrangers, dont ses voisins asiatiques. Le jour à Tao, un jeune voisin, essaie de lui voler sa Gran Torino, sous la pression d'une bande, il ne peut s'empêcher de le défendre, malgré l'importance qu'il accorde à cette voiture ; il devient le héros des asiatiques qu'il méprise, et sympathise avec eux, malgré lui. Ce sera aussi le début d'une amitié entre le vieil homme et Tao...
Mon avis : Vous l'avez compris, je n'ai pas aimé ce film. Je l'ai même profondément détesté comme peu de films jusqu'à aujourd'hui. J'ai du mal à formuler mes critiques et à leur trouver un début tant elles sont nombreuses. Je vais tout de même essayer de les formuler une à une :
- Le jeu des acteurs est mauvais. Clint Eastwood le premier, dans les différents rôles qu'il adopte tout au long du film ; son attitude aggressive et aigrie du début sent le faux, le surjoué, il ne convainc pas ; chacune de ses répliques, si elles pourraient être agréables sur le papier, sonnent affreusement creux : on n'y croit pas. De même son revirement brutal de comportement envers les étrangers, qui est tout à fait invraisemblable... Il change tellement vite d'avis qu'on ne comprend pas vraiment ce qu'il se passe. Ne parlons pas du jeune Bee Vang, quasi ridicule tant dans son rôle de jeune homme persécuté et taciturne que lorsqu'il hurle, enfermé, pour accompagner Walt, qui part à la rencontre du gang, seul et désarmé : c'est d'un pathétique qui ne touche pas.
- Le film est très prévisible. Le scénario est cousu de fil blanc, dès que Tao essaie de voler la voiture, on entrevoit la fin du film, on sait qu'il va le défendre et la lui donner. Dès qu'il commence à avoir quelques problèmes avec le gang, on sait, ou on sent qu'il va se sacrifier.
- La fin est insupportable. Ce sacrifice presque digne d'un saint, le corps en croix, cette morale typiquement américaine - à mon sens -, est d'un ridicule navrant... Le vilain aigri qui avait tué tant de coréens durant la guerre est venu sans armes devant les vilains gangs asiatiques armés, il se fait tuer et tout le monde est content. Il s'est repenti par sa mort, il est gentil, les coréens l'ont tué, ils sont méchants et vont en prison, Tao pleure car Tao est gentil. ... J'ai du mal à exprimer ce sentiment de dépit à la fin du film...
- Les ambiances sont ratées. On n'y croit pas du tout, ça se rapproche encore une fois du jeu des acteurs : chez les coréens, personne ne s'étonne de la présence de ce voisin que l'on croyait tous raciste et aigri, les gens lui parlent comme à n'importe qui. Les dialogues sont invraisemblables, eux aussi.
- Les clichés sont omniprésents, notamment sur les coréens, mais aussi sur les gangs, et à chaque scène : le coiffeur/barbier italien, tailleur juif... pour ne citer que ces exemples.
- La vulgarité est elle aussi toujours là. Les personnages jurent sans arrêt, comme s'ils devaient dire un juron toutes les demi-minutes sans quoi ils mourraient... Peut-être est-ce censé faire "vrai", mais cela rend l'ensemble encore plus invraisemblables.
Certaines scènes m'ont fait croire que l'ensemble du film était une caricature et que ce n'était qu'une plaisanterie : à part de l'ennui et un certain dégoût, le film ne m'a rien fait ressentir. Je voudrais aussi donner la palme de la scène la plus ridicule à celle qui se passe chez le coiffeur, lorsque le vieil homme y emmène ce petit gringalet taciturne afin de lui apprendre à parler "comme un homme", c'est-à-dire dans un langage violent, bourré de jurons et d'un ridicule extraordinaire. C'est cette scène, surtout, qui m'a fait penser à une caritature... D'un vide tellement profond, d'un tel ridicule qu'on ne sait pas quoi en dire. Les mots me manquent pour désigner ce dégoût, ce profond dépit, rien qu'en me remémorant cette scène. Comment les gens peuvent regarder cela, soit sans rire, soit sans trouver cela ridicule ? Voici mon incompréhension... Et, même s'il ne s'agit que d'un film, elle est très profonde, et je cherche encore à comprendre...
Je tiens tout de même à préciser que je n'ai rien contre Clint Eastwood, que j'avais apprécié dans Million Dollar Baby, et que je partais avec un a priori très positif en regardant ce film. Aussi, il existe des films que je n'ai pas aimés, comme Kill Bill, mais dont je comprends qu'on puisse les aimer, à cause du charisme du personnage principal, de l'éventuel humour ou autre chose. Ce film-là, et je suis pourtant généralement assez ouvert d'esprit - enfin, j'ose le croire -, je ne comprends même pas comment on peut l'apprécier. Souvent, j'essaie de voir ses bons côtés, mais n'y parviens pas, car je n'en trouve aucun.
(Tout ce que cet article contient est écrit par moi, ainsi, vous comprendrez aisément que si j'écris que quelque chose est mauvais, j'entends que je trouve cela mauvais. C'est un jugement, mais je ne compte pas écrire "je trouve" avant chaque appréciation.)

Ma note:
◘◘◘◘◘◘◘◘◘◘
Réalisateur : Clint EastwoodActeurs principaux : Clint Eastwood (Walt Kowalski), Bee Vang (Tao), Ahney her (Sue, la jeune coréenne)
Durée : 1 h 51, soit 111 minutes
Résumé (Condensé de celui d'Allocine) : Walt Kowalski est un ancien de la guerre de Corée, pétri de préjugés raciaux. Vivant replié sur lui-même, il ne fait que siroter ses bières en pestant contre les étrangers, dont ses voisins asiatiques. Le jour à Tao, un jeune voisin, essaie de lui voler sa Gran Torino, sous la pression d'une bande, il ne peut s'empêcher de le défendre, malgré l'importance qu'il accorde à cette voiture ; il devient le héros des asiatiques qu'il méprise, et sympathise avec eux, malgré lui. Ce sera aussi le début d'une amitié entre le vieil homme et Tao...
Mon avis : Vous l'avez compris, je n'ai pas aimé ce film. Je l'ai même profondément détesté comme peu de films jusqu'à aujourd'hui. J'ai du mal à formuler mes critiques et à leur trouver un début tant elles sont nombreuses. Je vais tout de même essayer de les formuler une à une :
- Le jeu des acteurs est mauvais. Clint Eastwood le premier, dans les différents rôles qu'il adopte tout au long du film ; son attitude aggressive et aigrie du début sent le faux, le surjoué, il ne convainc pas ; chacune de ses répliques, si elles pourraient être agréables sur le papier, sonnent affreusement creux : on n'y croit pas. De même son revirement brutal de comportement envers les étrangers, qui est tout à fait invraisemblable... Il change tellement vite d'avis qu'on ne comprend pas vraiment ce qu'il se passe. Ne parlons pas du jeune Bee Vang, quasi ridicule tant dans son rôle de jeune homme persécuté et taciturne que lorsqu'il hurle, enfermé, pour accompagner Walt, qui part à la rencontre du gang, seul et désarmé : c'est d'un pathétique qui ne touche pas.
- Le film est très prévisible. Le scénario est cousu de fil blanc, dès que Tao essaie de voler la voiture, on entrevoit la fin du film, on sait qu'il va le défendre et la lui donner. Dès qu'il commence à avoir quelques problèmes avec le gang, on sait, ou on sent qu'il va se sacrifier.
- La fin est insupportable. Ce sacrifice presque digne d'un saint, le corps en croix, cette morale typiquement américaine - à mon sens -, est d'un ridicule navrant... Le vilain aigri qui avait tué tant de coréens durant la guerre est venu sans armes devant les vilains gangs asiatiques armés, il se fait tuer et tout le monde est content. Il s'est repenti par sa mort, il est gentil, les coréens l'ont tué, ils sont méchants et vont en prison, Tao pleure car Tao est gentil. ... J'ai du mal à exprimer ce sentiment de dépit à la fin du film...
- Les ambiances sont ratées. On n'y croit pas du tout, ça se rapproche encore une fois du jeu des acteurs : chez les coréens, personne ne s'étonne de la présence de ce voisin que l'on croyait tous raciste et aigri, les gens lui parlent comme à n'importe qui. Les dialogues sont invraisemblables, eux aussi.
- Les clichés sont omniprésents, notamment sur les coréens, mais aussi sur les gangs, et à chaque scène : le coiffeur/barbier italien, tailleur juif... pour ne citer que ces exemples.
- La vulgarité est elle aussi toujours là. Les personnages jurent sans arrêt, comme s'ils devaient dire un juron toutes les demi-minutes sans quoi ils mourraient... Peut-être est-ce censé faire "vrai", mais cela rend l'ensemble encore plus invraisemblables.
Certaines scènes m'ont fait croire que l'ensemble du film était une caricature et que ce n'était qu'une plaisanterie : à part de l'ennui et un certain dégoût, le film ne m'a rien fait ressentir. Je voudrais aussi donner la palme de la scène la plus ridicule à celle qui se passe chez le coiffeur, lorsque le vieil homme y emmène ce petit gringalet taciturne afin de lui apprendre à parler "comme un homme", c'est-à-dire dans un langage violent, bourré de jurons et d'un ridicule extraordinaire. C'est cette scène, surtout, qui m'a fait penser à une caritature... D'un vide tellement profond, d'un tel ridicule qu'on ne sait pas quoi en dire. Les mots me manquent pour désigner ce dégoût, ce profond dépit, rien qu'en me remémorant cette scène. Comment les gens peuvent regarder cela, soit sans rire, soit sans trouver cela ridicule ? Voici mon incompréhension... Et, même s'il ne s'agit que d'un film, elle est très profonde, et je cherche encore à comprendre...
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