Samedi 24 septembre 2011 6 24 /09 /Sep /2011 18:56

Le second volet de cette trilogie nous présente le groupe A Perfect Circle. Créé en 1999, mis en pause en 2004 avant de reprendre du service quatre années plus tard, ce groupe de rock progressif est né sur l'initiative, non pas de notre cher Keenan, mais de Billy Howerdel (qui a travaillé avec pas moins que Nine Inch Nails, Guns 'n' Roses ou encore... Tool !) qui en est le guitariste. Il est bien sûr accompagné au chant par le chanteur de Tool (sans quoi cette seconde partie n'aurait pas lieu d'être !), par Josh Freese en tant que batteur (qui a notamment, lui aussi, officié parmi les Guns 'n' Roses),par Jeordie White comme (ancien bassiste de Marilyn Manson), et de James Iha lui aussi à la guitare. C'est donc un mélange d'artistes qui forment ce que l'on appelle plus un "projet" qu'un groupe à part entière.

 

Groupe-copie-1.jpg Le groupe A Perfect Circle, avec : Josh Freese, Jeordie White, Maynard James Keenan (oui oui, au milieu), James Iha, Billy Howerdel.

 

Le groupe n'a sorti que trois albums, entre 2000 et 2004 : Le premier, Mer de Noms (2000), s'est incroyablement bien venu aux Etats-Unis et ailleurs. De nombreuses pistes ont pour titre un prénom, renvoyant chacun à une personne que Keenan connaît : Judith, Breña, Thomas, etc. Le sedond, Thirteenth Step (2003, dont j'adore la pochette), toujours selon le chanteur, contient des titres renvoyant d'une manière ou d'une autre à l'addiction, et le troisième et, à ce jour, dernier, eMOTIVe (2004), ne contient presque que des reprises, parmi lesquelles Imagine de John Lennon, ou When the Levee Breaks des Led Zeppelin. Il est intentionnellement sorti le jour des élections présidentielles américaines.

 

A Perfect Circle - Imagine (Reprise de John Lennon)

 
Le groupe reste dans le progressif de Tool, mais en beaucoup plus light, bref, en rock. Et j'écris ça sans le moindre mépris, la musique résultant de cette association étant presque aussi envoûtante que celle de Tool. Le chanteur est le même, et pourtant, la voix est différente : son environnement la met autrement en valeur.

 

Thirteenth-Step---Pochette.jpg
Pochette de Thirteenth Step.


Et c'est ainsi que se conclut cet article, deuxième volet d'une trilogie, dont la troisième partie, concernant Puscifer, sera sans doute plus courte encore, le groupe n'ayant sorti qu'un seul "véritable" album. Allez, je vous laisse sur une dernière chanson : Passive.

 

A Perfect Circle - Passive
Par Multipass
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Samedi 10 septembre 2011 6 10 /09 /Sep /2011 21:15

Groupe.jpg Le groupe Tool au complet, avec, de gauche à droite : Adam Jones, Maynard James Keenan, Justin Chancellor, Danny Carey.

 

Tool, c'est un groupe sur lequel je voulais faire un article depuis longtemps (depuis plus d'un an, en fait) : depuis que je l'ai découvert, il fait partie des formations musicales que j'aime de manière quasi inconditionnelle. Il est mené par Maynard James Keenan, qui en est le chanteur, et dont je vais vous reparler dans les deux prochains articles, d'où le "partie 1/3" que vous voyez dans le titre.

 

Maynard James KeenanMaynard James Keenan : il paraît moins "normal" lorsqu'il apparaît en soutien-gorge sur scène (véridique). Image de kidarte sur Deviantart.

 

 En effet, trois parties, pour trois groupes dans lequel le chanteur officie, à savoir Tool, A Perfect Circle et Puscifer, tous trois présentant des éléments assez proches mais aussi des différences marquées. Outre le chant de Keenan, le groupe offre une formation musicale classique pour un groupe de metal, c'est-à-dire un trio instrumental guitare-batterie-basse, repectivement tenus par Adam Jones, Danny Carey et Justin Chancellor. Les quatre forment un groupe qui officie dans un metal des plus inhabituels et déroutant et, selon moi, des meilleurs. Difficilement catégorisable, Tool offre une musique destructurée et envoûtante, entre l'experimental et le progressif.

 


Le clip de Schism, si vous l'appréciez, je vous conseille aussi, entre autres, ceux des morceaux Sober, Stinkfist, Prison Sex ou Aenema.

Le groupe, formé en 1990, compte seulement quatre albums à son actif - si l'on ne compte pas l'EP Opiate sorti en 1990 et leur live Salival en 2000 - et un cinquième à venir courant 2012. Il sort donc, en moyenne, un album tous les cinq ans, ce qui est malheureusement peu ; j'attends par ailleurs avec impatience la sortie de leur prochain ovni. Déjà, Undertow (1993) annonçait la couleur, quelque chose de différent, de prenant et de nuancé. Aenima (1996) offre ensuite une musique parfois plus violente et travaillée, quoiqu'on ne s'en rende pas compte aux premières écoutes. C'est d'ailleurs l'une des richesses de leurs chansons, à la centième écoute d'un morceau, on peut encore découvrir combien tel élément est incroyable, combien l'explosion de Eulogy est jouissive, combien Aenema est absorbant. Viennent ensuite Lateralus (2001) et 10,000 Days (2006), dans la même veine, avec de véritables perles comme le duo Parabol/Parabola (voir à la fin de l'article), ou Right in Two, que j'ai totalement re-découvert récemment.

Mais quel élément, dans la musique, la rend-t-elle donc si belle ? C'est difficilement traduisible, il faut écouter la musique pour comprendre, et encore, on peut tout à fait ne pas accrocher au style. Le chant est incroyable, paris doux, parfois agressif, et quelquefois fragile et profond, comme on le retrouve sur Indigo Children de Puscifer. Les compositions présentent une rythmique (assurée par la batterie, mais aussi par la basse) des plus surprenantes, et des contretemps parfois déstabilisants, et jamais la guitare ne vient enrober le reste comme si les autres instruments étaient un simple plus-value : c'est un ensemble en harmonie.

 

Après un clip, voici un live, celui de Sober : pas moins inquiétant !

 

Outre leur univers musical, ils s'entourent d'un artwork assez particulier : vous avez pu voir le clip de Schism un peu plus haut, mais les images mêmes de leurs pochettes, livrets-CD ou encore de leurs promotions, bref, tout l'art visuel accompagnant généralement le groupe est plutôt perché. Malgré le manque (tout relatif) de notoriété en France, le groupe est reconnu sur la scène du metal international, Lateralus et 10,000 Days ayant atteint la première place des ventes aux Etats-Unis, au Canada et en Australie, et le second, en Nouvelle-Zélande, aux Pays Bas, en Norvège et en Autriche, ainsi que la seconde place en France ! (Comme quoi, ils sont pas si inconnus chez nous.)

 

10,000 Days
Pochette de 10,000 Days, la multitude d'yeux est un élément récurrent de leur artwork.


Fetus Skull
Petite image d'artwork commandée à Bayard Baudoin.

 

Certains fans parmi les plus "groupies" voient le groupe comme une formation non seulement musicale, mais qui offrirait en plus quelque chose de spirituel. Je ne suis pas de ceux-là, les paroles de leurs chansons invitent à l'éveil de l'esprit, à la lutte contre l'oppression ou à la remise en question de ce qui nous entoure ("think for yourself") mais rien au-delà, par ailleurs, le groupe a rapidement abandonné la supercherie de la "lacrymologie" de ses débuts (je n'ai pas de détails à donner là-dessus, pour plus de précision, vous trouverez bien un site là-dessus, sur le net). J'apprécie beaucoup leur musique ainsi que le visuel magnifique et torturé qui entoure le groupe, mais ne faisons pas de Tool une religion. Je vous laisse sur cette petite merveille, avant de revenir parler de notre cher Keenan dans la deuxième partie de cette trilogie, à savoir A Perfect Circle.

 

 

Le double titre Parabol/Parabola mis bout à bout (pour info, Parabol se termine à 3:04).
  
Par Multipass - Publié dans : Musique
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Dimanche 4 septembre 2011 7 04 /09 /Sep /2011 13:36

 

Pour poursuivre dans la lancée du précédent article, je vous présente aujourd'hui une bande dessinée, ou plutôt une série de bandes dessinées, que j'ai relu récemment et qui m'a beaucoup plu, autant à la première qu'à la seconde lecture : Les mondes d'Aldébaran. Cette série se décompose en cycles plus ou moins indépendants - il est cependant préférable de lire l'ensemble dans l'ordre - de cinq albums. Le dernier paru est le troisième du cycle Antarès,  cycle qui succède à Aldébaran et Bételgeuse. Un cycle parallèle est aussi en production, nommé Survivants, il en est à son premier tome.

 

Tome-1.jpg Couverture du premier tome du cycle Aldébaran : La catastrophe

 

L'histoire se passe dans un futur hypothétique, vers 2180 : Plus d'un siècle auparavant, l'humanité a commencé à coloniser de nouvelles planètes, la première - et la seule pour le moment - étant Aldébaran. Seulement, après avoir envoyé des milliers de colons sur cette planète, le contact est coupé et ne peut être rétabli avec la Terre, et les nouveaux habitants doivent se débrouiller d'eux-mêmes. Dans un monde au nombre réduit d'habitants, avec un gouvernement corrompu, Marc et Kim, deux jeunes gens, sont entraînés dans une histoire aux allures fantastiques : des évènements étranges et inexplicables, comme l'apparition de structures immenses dans la mer, ou le durcissement soudain de l'eau (comme sur la couverture un peu plus haut), les entourent.

 

La-Mantrisse.JPG Une des apparitions étranges en question...

 

Je ne peux vous en dire plus sans vous gâcher une partie du plaisir. Les deux autres cycles, Bételgeuse et Antarès, se situent après le premier et rassemblent des personnages du premier cycle, mais aussi des originaux. Cette série est scénarisée et dessinée par Leo (Luiz Eduardo de Oliveira), un auteur français d'origine brésilienne, qui a aussi, entre autres, dessiné la série Trent et co-scénarisé et dessiné la série Kenya.

Malgré l'originalité du scénario et les étrangetés que l'on peut y trouver, l'intrigue se veut être une histoire d'anticipation, de science-fiction réaliste, sans être extravagante. Ainsi, les situations politiques, si on exclut certains détails, se veulent plausibles, tout comme l'évolution des évènements depuis la colonisation. La psychologie des personnages n'a rien d'aléatoire ou d'insipide - comme c'est souvent le cas en bande dessinée. Bref, l'histoire se tient du début à la fin de chaque cycle, et c'est bien agréable.

Quant au dessin, il peut rebuter de prime abord, à cause de son côté très statique qui est gênant, notamment dans le visage et le mouvement des personnages. Mais sa sobriété et son réalisme conviennent parfaitement à cette histoire et la servent avec succès. La richesse de cette série tient aussi à l'imagination étonnante de l'auteur dans la création des animaux et créatures rencontrées.

 

Creature.jpgUne des créatures en question - on ne voit pas la poche d'hélium sur son dos...

 

De manière parfois un peu naïve, la série fait aussi passer des points de vue, au fil des tomes, sur divers sujets sérieux, parmi lesquels la politique et la corruption dans ce domaine, les inégalités homme-femme, le pouvoir de l'argent, ou, plus récemment dans le troisième cycle, la religion et le fanatisme ; sujets traités sans manichéisme vulgaire.

Bref, si je dois vous conseiller une série de bandes dessinées de science-fiction agréablement dessinée et qui tient la route, c'est bien celle-ci !

Par Multipass - Publié dans : Bande dessinée
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Article humoristique sur les lolcats, ces pauvres chats disorthographiques.
2011-08-28 :
Inauguration de la catégorie Bande dessinée, avec Seuls, orientée jeunesse.
2011-09-04 :
Accroissement de cette catégorie, avec la bande dessinée de science-fiction réaliste Les mondes d'Aldébaran.
2011-09-11 :
Première partie de la trilogie concernant le chanteur Maynard James Keenan, avec le groupe de metal expe/prog Tool.

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