François

Publié le par Multipass


Je suis vraiment confus de commencer la rédaction de mon blog avec un article aussi triste, mais je ne voyais pas comment je pourrais faire autrement que de rendre un hommage à François. Ca fait déjà plus de deux mois qu'il nous a quitté et chaque jour je pense un peu à lui. Après son départ, ça vie a été difficile pour tout le monde. Puis peu à peu, ce fut difficile mais la vie et le temps nous y a obligé, nous fûmes forcés de s'accoutumer à son absence. Sans lui, mais avec une douleur omniprésente, et un paquet énorme de souvenirs magnifiques.

Je ne compte pas te mentir, François: je me suis fait une raison. Tu es parti et tu ne seras plus jamais là pour rire avec nous tous. Aujourd'hui encore je ne m'en rends pas compte, et je pense que ce ne sera jamais le cas. J'ai accepté ton départ. Mais parfois, seul dans mon lit ou devant mon ordinateur, un éclair de lucidité me frappe et alors seulement, je me rends compte de l'ampleur de ce que peut signifier ton départ. Seulement dans ces moments là, qui ne durent qu'une fraction de seconde, je suis lucide et je ressens une pointe énorme d'amertume, de tristesse m'envahir. D'injustice aussi. Et d'incompréhension, parfois. Mais dans ces cas-là plus que n'importe quand, la vraie douleur vient à moi.

Souvent il m'arrive de repenser à tous ces moments heureux que nous avons passés. A partir de la fin de cinquième, lorsque nous nous sommes connus, jusqu'à... la fin. J'avais découvert, peu à peu, derrière ta façade, une personnalité vulgaire mais toujours drôle et pleine d'entrain, une personne "en or", comme on dit. Avec toutes tes caractéristiques.

Je me souviens des délires. A la sortie du self, lorsque nous lançions des pommes ou des oranges aux gamins de maternelle, à Châteauponsac. Arriver en mobylette à Roussac, chemise noire ouverte au vent, un sourire énorme derrière ta visière. Et avec Pôôynot ! Dans le square, lors de la bataille de pommes "Je suis Néo !!! Aïe ! Putain, c'est que des conneries Matrix !"... Putain, on avait tellement ri ! Nos allers-retours entre Rancon et Roussac, à vélo lorsque nous n'avions pas le BSR, à nous payer la tête des voitures...

Et puis, j'ai appris, un dimanche soir. C'était un soir sans histoire, je me connecte sur MSN comme d'habitude, pour voir rapidement s'il y a quelqu'un à qui parler. Et un pressentiment me prend dès que je vois le message perso de plusieurs amis. Gaylord vient me parler, m'annoncer la nouvelle. Je n'ai pas réagi dans l'immédiat, ni même une heure après. La semaine qui suivit fut affreuse pour beaucoup d'entre nous. Une époque bien triste, bien noire de la vie. Et puis, je me suis redressé, pour ne pas ployer, et résister comme tout le monde. Je ne voulais pas voir tout le monde ne se souvenir que de ton départ. Je voulais qu'on se souvienne tous ensemble des énormes souvenirs que nous avions tous avec toi.

Ohne Dich, je l'écoute beaucoup plus souvent depuis que tu es parti. Elle est de plus en plus triste et de plus en plus belle. Trop appropriée.

Rammstein - Ohne Dich

Ich werde in die Tannen gehn,
Dahin wo ich sie zuletzt gesehn
Doch der Abend wirft ein Tuch aufs Land
Und auf die Wege hinterm Waldesrand
Und der Wald er steht so schwarz und leer

Weh mir oh weh
Und die Vögel singen nicht mehr

Ohne dich kann ich nicht sein
Ohne dich
Mit dir bin ich auch allein
Ohne dich
Ohne dich zähl ich die Stunden
Ohne dich
Mit dir stehen die Sekunden
Lohnen nicht

Auf den Ästen in den Gräben
Ist es nun still und ohne Leben
Und das Atmen fällt mir ach so schwer
Weh mir oh weh
Und die Vögel singen nicht mehr

Und das Atmen fällt mir ach so schwer
Weh mir oh weh
Und die Vögel singen nicht mehr




C'est la première fois que nombre d'entre nous sont confrontés à une telle épreuve. La vie est éphémère, c'est la seule chose que ça nous a appris. Et, à un stade ou à un autre, on est obligé de se demander pourquoi. Pourquoi toi, pourquoi si tôt ? Est-ce qu'à seize ans, on a le droit de mourir ?

Mais toi, tu avais vécu plus de choses que n'importe qui, plus que n'importe quel vieux, et tu aurais pu en vivre cent fois plus. Le destin en a voulu autrement, malheureusement, on est obligé de s'y accomoder... Je suis vraiment désolé de ne pas pouvoir faire plus long pour toi. Si j'écrivais un texte qui te rendrait vraiment hommage, ce texte serait infini. On ne t'oubliera pas. Je ne t'oublierai pas.


Multipass, ta tata !
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Publié dans Inclassable

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C
ptin franchement sa fait mal de lire sa... Qui ne pense pas a lui... Chaque jour une petite pensé un ptit souvenir qui nous revien en tête de ce qu'on a fai avec lui!<br /> Y fo garder un souvenir de lui ne jamais oublier pour qu'un petit peu de lui reste en nous!
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E
il me manque tellement et c'est pire depuis quelque temps.... je comprens toujours pas pour quoi il et parti si jeune.je t'aime francois
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E
Pour esquiver le Sujet avec une rare efficacité, j'voudrais signaler que la chanson est sublime.
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L
François mon corbo ! Son depart m'a fé bocou de mal ! Aujourdui encor je n'arive pas a me dire kon poura plsu faie des sortie a roussac , avoir de nombreu fou rire a linternat !<br /> voir ta place vide dans la salle de cour est .....trop dur !<br /> <br /> je pensserais toujours à toi François §
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