Superficialité, et autres songes
Bonjour à tous,
Un article spontané et décousu vous attend, dépourvu d'images, je ne sais pas encore ce qu'il va donner car il est entièrement spontané, c'est ce qui va le caractériser. Oui, il sera spontané, et c'est assez rare que je publie des articles spontanés sur mon blog. Attention, ça va suivre le fil de ma pensée et des quelques minutes que je viens de passer en surfant sur Internet, quelques minutes qui ont apporté à mon cerveau, à mon esprit, des sensations, des émotions, des avis et des jugements nombreux et parfois presque violents.
Je pense toujours, je réfléchis, je pèse, je juge, j'étudie, je me plais à analyser et caractériser ce que je vois, tout en faisant ce que je fais. Comme tout le monde, en fait, ou presque.
Après le repas, et avant que je reprenne ma fastidieuse lecture de La condition humaine, m'est venu à l'esprit d'aller consulter quelques blogs, histoire de me remémorer la bassesse humaine que je n'avais pas constatée depuis longtemps, pas depuis que j'ai plongé jusqu'à ma tête dans mon univers d'aujourd'hui, bien plus réaliste. Et je me suis rendu compte, l'espace d'un infime instant de lucidité, de la véritable dangerosité d'Internet. La véritable dangerosité d'Internet est un péril grand format, un péril de taille industriel : Ce ne sont pas vraiment les sites pornographies qui sont un danger, ni même les vieux pédophiles qui donnent rendez-vous à des gamines de 12 ans en se faisant passer pour un jeune mec de 15 ans (ce danger existe, certes, mais je ne veux pas parler de ça) ; non, le véritable danger, et ça pourra sembler paradoxal, ironique, voire risible que ce soit moi qui dise ça, moi qui peux passez des heures et des heures devant un moniteur d'ordinateur sans pour autant me lasser ; le véritable danger dont j'ai pris conscience un infime laps de temps, et qui s'est dévoilé à moi comme un danger bien plus large, car il touche l'immense majorité des adolescents, des enfants même, ainsi que certainement, des adultes : C'est le danger de s'éloigner peu à peu des réalités.
J'ai visité plusieurs blogs, dans un ordre non important. J'ai vu des blogs plutôt sincères, de personnes que je connaissais bien et leurs blogs peignaient bien ce que ces personnes étaient, j'ai reconnu l'âme même de ces personnes dedans. Mais d'autres blogs, d'une superficialité sans bornes, est apparu à moi et m'a fait fait plus horreur que n'importe quelle image gore trouvée sur le net ne l'aurait fait. J'en suis venu à penser à l'humanité entière, à penser à la déchéance de l'esprit humain à cause du culte de l'apparence, à cause de cette virtualité qui finalement est belle est bien réelle... sur le net.
Allez, je retourne en voir pour me ressourcer. Malgré mon âme parfaitement malsaine, que certains connaissent plus ou moins (mwahaha), malgré elle, je m'étonne tout de même des pulsions violentes et presque meurtrières lorsque je traverse de part en part, même en diagonale, le blog du jeune ado' superficiel. J'ai même un certain haut le coeur, une légère envie de rendre mon repas, face à cette évolution d'environ 14 ans qui semble si... si...
Bwah. Quand je vois de tels blogs, il faudrait tout de suite que j'ai le réflexe de penser à des amis, mes amis bien réels, mes amis avec leurs putains de défauts et leurs irremplaçables qualités... Il faut que je pense à des personnes sensées, intelligentes et subtiles, il faut que je pense à l'humour de Paul Binocle, il faut que je pense au personnage de Brigitte Fontaine, il faut que je pense même à la langue de bois de nos politiques corrompus mais si réels, eux aussi 'quoique) ! Internet est le paradis sur Terre, mais un Paradis où habite le diable en personne.
Rah, ça me fait du bien de le sortir, tout ça, même si moins de dix personnes parcoureront ces lignes. C'est à la vue de tous et ça fait du bien.
Encore quelques photos superficielles. C'est le mot. Superficiel. Bien que sans connaître le sens de la vie, je sais ce qui n'est pas le sens de la vie. Je sais ce qui est l'éloignement du sens de la vie, et Internet, qui est un outil si formidable, est aussi la pire de ces déviances. Le culte du beau, du surfait, le culte de la non personnalité, le culte de l'impersonnel, en réalité.
Et pourtant ! POURTANT ! Les jeunes qui se cachent derrière ces blogs sont sans doute humains, et même parfois intelligents (soyons fous) ! J'ai vu, dans La belle personne, l'adaptation moderne et urbaine de La princesse de clèves au cinéma, une adaptation récente, une prof qui disait à un élève qu'il y avait toujours deux possibilités de voir les choses ; deux points de vue. Et le garçon lui répondait qu'elle n'avait jamais pensé, jamais imaginé pouvoir détester l'homme qu'elle aimait. Et pourtant, elle venait de lui dire qu'il faut penser en tenant compte des deux points de vue pour avoir le meilleur avis possible.
Je crois que cet enseignement est l'un des plus importants que je n'ai jamais reçus, et pourtant il n'a rien changé à ma vie, car il est aussi l'un des plus difficiles à mettre en place : Imaginez, vous voyez une racaille avec sa démarche de caïd marcher dans la rue, et vous pensez immédiatement que cette personne superficielle et violente et vulgaire , dans ses propos et son apparence, n'est pas une personne intéressante. Et pourtant, imaginez une seconde que c'est une personne polie et respectueuse, instruite. C'est difficile comme exercice, c'est encore plus difficile comme exercice spontané. Je vous parle de cet enseignement car j'adorerais le mettre en place lorsque je visite ce genre de blogs, je voudrais bien voir autrement ce genre d'écrits internautes, ce genre de photos aux effets blanchâtres superposés, qui provoquent en moi des envies de torture.
Pfiouu... c'est fini, merci, ça fait du bien.
Je pense toujours, je réfléchis, je pèse, je juge, j'étudie, je me plais à analyser et caractériser ce que je vois, tout en faisant ce que je fais. Comme tout le monde, en fait, ou presque.
Après le repas, et avant que je reprenne ma fastidieuse lecture de La condition humaine, m'est venu à l'esprit d'aller consulter quelques blogs, histoire de me remémorer la bassesse humaine que je n'avais pas constatée depuis longtemps, pas depuis que j'ai plongé jusqu'à ma tête dans mon univers d'aujourd'hui, bien plus réaliste. Et je me suis rendu compte, l'espace d'un infime instant de lucidité, de la véritable dangerosité d'Internet. La véritable dangerosité d'Internet est un péril grand format, un péril de taille industriel : Ce ne sont pas vraiment les sites pornographies qui sont un danger, ni même les vieux pédophiles qui donnent rendez-vous à des gamines de 12 ans en se faisant passer pour un jeune mec de 15 ans (ce danger existe, certes, mais je ne veux pas parler de ça) ; non, le véritable danger, et ça pourra sembler paradoxal, ironique, voire risible que ce soit moi qui dise ça, moi qui peux passez des heures et des heures devant un moniteur d'ordinateur sans pour autant me lasser ; le véritable danger dont j'ai pris conscience un infime laps de temps, et qui s'est dévoilé à moi comme un danger bien plus large, car il touche l'immense majorité des adolescents, des enfants même, ainsi que certainement, des adultes : C'est le danger de s'éloigner peu à peu des réalités.
J'ai visité plusieurs blogs, dans un ordre non important. J'ai vu des blogs plutôt sincères, de personnes que je connaissais bien et leurs blogs peignaient bien ce que ces personnes étaient, j'ai reconnu l'âme même de ces personnes dedans. Mais d'autres blogs, d'une superficialité sans bornes, est apparu à moi et m'a fait fait plus horreur que n'importe quelle image gore trouvée sur le net ne l'aurait fait. J'en suis venu à penser à l'humanité entière, à penser à la déchéance de l'esprit humain à cause du culte de l'apparence, à cause de cette virtualité qui finalement est belle est bien réelle... sur le net.
Allez, je retourne en voir pour me ressourcer. Malgré mon âme parfaitement malsaine, que certains connaissent plus ou moins (mwahaha), malgré elle, je m'étonne tout de même des pulsions violentes et presque meurtrières lorsque je traverse de part en part, même en diagonale, le blog du jeune ado' superficiel. J'ai même un certain haut le coeur, une légère envie de rendre mon repas, face à cette évolution d'environ 14 ans qui semble si... si...
Bwah. Quand je vois de tels blogs, il faudrait tout de suite que j'ai le réflexe de penser à des amis, mes amis bien réels, mes amis avec leurs putains de défauts et leurs irremplaçables qualités... Il faut que je pense à des personnes sensées, intelligentes et subtiles, il faut que je pense à l'humour de Paul Binocle, il faut que je pense au personnage de Brigitte Fontaine, il faut que je pense même à la langue de bois de nos politiques corrompus mais si réels, eux aussi 'quoique) ! Internet est le paradis sur Terre, mais un Paradis où habite le diable en personne.
Rah, ça me fait du bien de le sortir, tout ça, même si moins de dix personnes parcoureront ces lignes. C'est à la vue de tous et ça fait du bien.
Encore quelques photos superficielles. C'est le mot. Superficiel. Bien que sans connaître le sens de la vie, je sais ce qui n'est pas le sens de la vie. Je sais ce qui est l'éloignement du sens de la vie, et Internet, qui est un outil si formidable, est aussi la pire de ces déviances. Le culte du beau, du surfait, le culte de la non personnalité, le culte de l'impersonnel, en réalité.
Et pourtant ! POURTANT ! Les jeunes qui se cachent derrière ces blogs sont sans doute humains, et même parfois intelligents (soyons fous) ! J'ai vu, dans La belle personne, l'adaptation moderne et urbaine de La princesse de clèves au cinéma, une adaptation récente, une prof qui disait à un élève qu'il y avait toujours deux possibilités de voir les choses ; deux points de vue. Et le garçon lui répondait qu'elle n'avait jamais pensé, jamais imaginé pouvoir détester l'homme qu'elle aimait. Et pourtant, elle venait de lui dire qu'il faut penser en tenant compte des deux points de vue pour avoir le meilleur avis possible.
Je crois que cet enseignement est l'un des plus importants que je n'ai jamais reçus, et pourtant il n'a rien changé à ma vie, car il est aussi l'un des plus difficiles à mettre en place : Imaginez, vous voyez une racaille avec sa démarche de caïd marcher dans la rue, et vous pensez immédiatement que cette personne superficielle et violente et vulgaire , dans ses propos et son apparence, n'est pas une personne intéressante. Et pourtant, imaginez une seconde que c'est une personne polie et respectueuse, instruite. C'est difficile comme exercice, c'est encore plus difficile comme exercice spontané. Je vous parle de cet enseignement car j'adorerais le mettre en place lorsque je visite ce genre de blogs, je voudrais bien voir autrement ce genre d'écrits internautes, ce genre de photos aux effets blanchâtres superposés, qui provoquent en moi des envies de torture.
Pfiouu... c'est fini, merci, ça fait du bien.
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